Archives pour la catégorie 'Agriculture durable'

L’agence américaine agricole (USDA) autorise deux nouveaux traits OGM novateurs

5 janvier 2012

En décembre 2011, l’USDA a autorisé la culture de maïs tolérants à la sécheresse qui vont être mis en démonstration dans les plaines de l’ouest américain dès 2012. Ce maïs OGM a été conçu pour atténuer les risques de perte de rendement du à une période de manque d’eau lors du cycle végétatif. Ce nouveau trait doit compenser des déficits dans les zones de stress hydrique annuel.

Par ailleurs, un autre trait a fait lui aussi l’objet d’une autorisation d’essai et de production de semences par l’USDA : il s’agit d’un soja au profil en acide gras modifié lui conférant les mêmes propriétés que l’huile de colza ou d’olive.

Ces deux nouveaux traits, proches de la commercialisation, montrent les progrès de la recherche en biotechnologies végétales et ouvrent de nouvelles perspectives en termes de finalité.


La modification du chou d’Abyssinie pour la production de lubrifiant : les essais débutent

« De l’avis des ingénieurs, les esters cireux sont un des meilleurs biolubrifiants à usage industriel, notamment dans l’automobile. Ils posent cependant un problème de taille: leurs seules sources connues sont le blanc de baleine (un organe situé dans la tête du cachalot) et une plante tropicale appelée jojoba. Or, la chasse à la baleine est interdite et l’huile de jojoba se vend au prix astronomique de 5 000 € la tonne. Pour permettre aux esters cireux de rivaliser avec les huiles minérales actuelles, obtenues à partir de pétrole, les experts d’Epobio (consortium scientifique euro-américain) suggèrent une solution audacieuse : la modification génétique du chou d’Abyssinie (Crambe abyssinica), une plante oléagineuse rarement cultivée en Europe. Trois raisons fondent ce choix, qui sont autant d’avantages de la plante par rapport à ses concurrents potentiels (colza et tournesol): ses vertus agronomiques, tout d’abord, car Crambe abyssinica est peu gourmand en eau ou en engrais; ensuite le fait que cette plante ne soit pas utilisée dans l’alimentation humaine » et, enfin, l’impossibilité de diffusion des gènes introduits vers des plantes sauvages.

Les premiers essais ont été autorisés en décembre 2011 en Suède


L’innovation en agriculture au service de la sécurité alimentaire : le rôle des biotechnologies

1 décembre 2011

Comment augmenter la production de manière durable, comment améliorer la distribution et l’accès à des produits alimentaires sains et de qualité ? 16 exemples d’utilisation des biotechnologies pour répondre aux défis de la sécurité alimentaire sont développés dans une brochure IBV.


Lancement officiel d’AMAIZING, un projet public privé sur le maïs

AMAIZING, lancé officiellement en novembre,  conjugue des approches génotypiques et phénotypiques sur le maïs mettant en œuvre des techniques d’analyses haut débit afin d’identifier les facteurs impliqués dans les caractères d’intérêt agronomique tels que le rendement, la qualité et la tolérance aux stress abiotiques. Ce projet s’inscrit dans le projet Investissements d’Avenir et réunit l’expertise  scientifique et technique de 24 partenaires publics et privés : 13 laboratoires de recherche, 2 instituts techniques, 7 coopératives et sociétés semencières et 2 sociétés de biotechnologies. L’ensemble du projet représente un investissement total de 27,5 millions d’euros sur 8 ans.


L’adoption des OGM continue au Brésil : plus 13% pour le soja, plus 63% pour le coton

31 octobre 2011

Au Brésil, les cultures de soja biotechnologique vont augmenter de 21 millions d’hectares lors de la prochaine saison (été 2011-2012 dans l’hémisphère Sud) et représenteront 83% des surfaces (plus 13% en un an).

Une hausse importante de 63% des surfaces de coton OGM est également attendue pour la prochaine saison. Le coton OGM représentera 39% des surfaces de coton.


Découverte d’un gène de « satiété » en azote chez les plantes

Une équipe de l’Inra a caractérisé un gène qui module le prélèvement du nitrate du sol par les racines en indiquant au transporteur  une « satiété » vis-à-vis de l’azote.

Cette découverte ouvre des pistes de recherche pour améliorer l’utilisation des engrais, notamment en permettant une accumulation d’azote  supplémentaire, que la plante pourrait remobiliser  plus tard dans son cycle végétatif.