Quatre fois plus de fer et deux fois plus de zinc

31 octobre 2011

C’est ce qu’on obtenu des chercheurs australiens dans des lignées de riz OGM. Ils ont travaillé sur la production d’une protéine (la nicotiamine) qui contrôle l’absorption et l’accumulation du fer dans les cellules et indirectement celui du zinc. La production de plantes enrichies en minéraux est un enjeu majeur pour les populations des pays qui n’ont pas accès à une alimentation variée.


Du riz OGM enrichi en fer développé par des chercheurs allemands

5 août 2009

Les scientifiques de l’ETH Zurich ont développé des plants de riz contenant six fois plus de fer que les grains de riz poli conventionnel.
Les chercheurs ont transféré deux gènes de plantes dans une variété de riz existante. Leur synergie d’action permet à la plante du riz d’absorber plus de fer dans le sol et de le stocker dans son noyau. Les essais en serre ont permis d’obtenir du riz à haute teneur en fer sur lequel aucun effet négatif n’a été observé.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, environ deux milliards de personnes souffrent aujourd’hui de carence en fer. Ce riz OGM pourrait aider à lutter contre ce déficit, en particulier dans les pays en développement d’Afrique et d’Asie. Les scientifiques de l’ETH ont pour objectif de rendre un tel riz accessible aux petits agriculteurs dans un avenir relativement proche.


Un maïs enrichi en vitamines

29 mai 2009

Un maïs enrichi en plusieurs vitamines a été développé avec succès. Les épis renferment 169 fois la dose habituelle de béta carotène, précurseur de la vitamine A, six fois plus de vitamine C et deux fois plus de folate.
Des chercheurs du public, espagnols, allemands et sud africains, évaluent à 100 grammes la quantité de maïs à consommer pour satisfaire la totalité de la ration journalière recommandée en béta carotène et 20% d’acide ascorbique et de folate.
Les essais au champ vont débuter aux Etats Unis en 2010, mais l’objectif des chercheurs est de produire ce maïs dans les Pays du Sud, là où les carences en vitamines sont les plus grandes.

Bientôt des essais aux champs pour un manioc enrichi en nutriments

26 mars 2009

Le Nigéria vient d’autoriser un essai en plein champ d’un manioc biotechnologique. Ce dernier contient 30 fois plus de beta-carotène, un précurseur de la vitamine A, que son homologue conventionnel. Il est également enrichi en fer et en protéines et peut résister à des virus.
 Les différentes caractéristiques de ce manioc ont été introduites individuellement dans la plante. Les chercheurs espèrent qu’à terme, ce manioc sera encore enrichi en fer, protéine, zinc et vitamine E afin d’apporter la dose journalière minimum d’un repas de 500 grammes.
L’objectif de ce projet dirigé par Richard Sayre du Centre scientifique pour les plantes Donald Danforth à Saint Louis (Missouri) est de fournir une nutrition complète via un seul aliment.
 Plus de 250 millions de personnes en Afrique sub-Saharienne (et plus globalement 800 millions de personnes) ont en effet un régime alimentaire qui dépend presque exclusivement du manioc. Or, ce dernier est très faible en nutriment, est sujet à de nombreuses attaques de virus, et ne se conserve que deux jours sans transformation. 
 L’équipe espère également lancer un essai au champ au Kenya qui serait supervisé par l’Institut de recherché agricole du Kenya avant fin 2009.

Pour plus de sélénium dans les plantes

23 janvier 2009

Les apports en sélénium ont très probablement un impact sur les risques de maladie cardio-vasculaire et de cancer. Cet oligo-élément permettrait également de booster le système immunitaire. Ses propriétés anti oxydantes sont aussi impliquées dans la lutte contre le vieillissement cellulaire.
Certaines plantes accumulent naturellement du sélénium sous forme de « méthyl selenocysteine » qui s’avère être une molécule active contre des formes de cancers chez les animaux, comme les cancers du sein. Des chercheurs en biotechnologie tentent donc d’introduire cette production chez des plantes qui ne le font pas naturellement. Une équipe de Nouvelle Zélande a déjà réussi à incorporer cette caractéristique dans des lignées de tabac et cherchent à l’introduire chez d’autres solanacées comme la tomate ou la pomme de terre.

Du riz pour aider à prévenir les carences en vitamine A

20 novembre 2008

Aux Philippines, une nouvelle variété de riz biotechnologique appelée, riz « 3 en 1 » va être testée au champ cette année par l’Institut de recherche sur le riz des Philippines, Phil Rice. Ce riz est le premier qui contient trois nouveaux traits introduits en même temps : la production renforcée de béta carotène (teneur 23 fois supérieure), la résistance au tungro (un virus) et la résistance à la bactérie responsable de la rouille des feuilles.

Le projet du riz doré a démarré en 2004 lorsque PhilRice a reçu les premières graines de riz génétiquement modifié de la fondation Bill et Melinda Gates. Si les résultats sont probants, les chercheurs pensent que ce projet pourrait permettre de prévenir les carences en vitamine A qui affectent 4 enfants philippins sur 10 dont l’âge est compris entre 6 mois et 5 ans. D’après l’étude menée, en 2003, par  le Conseil de l’alimentation et de la nutrition 2 femmes enceintes ou allaitantes sur 10 souffrent également de carence en vitamine A aux Philippines.