Une canne à sucre OGM à haut rendement cultivée au Brésil en 2020

5 août 2009

Une nouvelle variété de canne à sucre au rendement accru de 25% devrait être commercialisée au Brésil d’ici 2020. Issue d’un accord de coopération entre la société chimique allemande BASF et le Centre de recherche brésilien CTC (Centro de Tecnologia Canaviera), elle serait également plus tolérante à la sécheresse que les souches classiques.
Dans une déclaration conjointe à la presse, les compagnies ont déclaré vouloir combiner leur expertise respective. Pour Nilson Zaramella Boeta, PDG de CTC, cette coopération devrait se traduire par « un grand bond dans la qualité et la productivité de la canne à sucre» et «soutenir la position du Brésil comme premier acteur mondial du sucre, de l’éthanol et de l’énergie».
Numéro 1 de la production de canne à sucre (avec quelques 500 millions de tonnes récoltées annuellement), le Brésil détient également la plus grosse part de marché des biocarburants.

Faire produire plus de biocarburant à E.coli

7 janvier 2009

Une étude parue dans Proceedings of the National Academy of Sciences détaille comment une version synthétique de la plus commune des bactéries (E.coli) peut contribuer à produire de meilleurs biocarburants. En modifiant  la structure génétique basique d’ E.coli, des chercheurs ont pu stimuler la bactérie et lui faire produire des alcools à longue chaîne d’atomes de carbone, produisant plus de biocarburant que ceux qui se trouvent dans la nature. (L’éthanol, qui est l’une des sources majeures de biocarburants, contient seulement deux atomes de carbone. Les alcools à longue chaîne qui sont produits dans la nature ne contiennent pas plus de 5 atomes de carbone).
 E.coli est en effet capable de produire des alcools à longue chaîne contenant jusqu’à 8 atomes de carbone, ce qui veut dire qu’ils « stockent » plus d’énergie.
 « Les alcools à longue chaîne ont plusieurs avantages » déclare James Liao de l’Université de los Angeles Californie (UCLA). « Ils stockent plus d’énergie par galion, ne corrodent pas le moteur et sont plus compatibles avec le kérosène ou le diesel ».

Quand une mauvaise herbe devient une source de biocarburant possible

26 novembre 2008

Le vulgaire Tabouret des champs (Thlaspi arvense) pourrait bien être une réponse possible à la quête de ressources locales alternatives au pétrole, selon les scientifiques du Ministère de l’Agriculture américain (USDA). Les chercheurs sont en effet en train d’examiner le potentiel de cette mauvaise herbe à produire des semences riches en huile afin de les utiliser pour fabriquer du biocarburant et d’autres produits incluant des fertilisants organiques et des désinfectants naturels.
Les producteurs de biocarburants de l’Illinois et l’ARS vont mener pendant deux ans des essais en laboratoire et aux champs afin d’évaluer les caractéristiques agronomiques du Tabouret des prés en tant que plante cultivée et ressource pour la fabrication  de biocarburant.