Quatre ans après l’introduction du principe de précaution dans la constitution, l’OPECST (l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) a organisé un colloque au Sénat le 1er octobre 2009 dont les interventions ont largement portées sur les OGM, en critiquant la confusion entre prévention et précaution qui engendre et entretient une suspicion systématique à l’égard des nouvelles technologies. « Le législateur s’est arrêté en chemin. Si le principe de précaution répond à une demande, il n’en demeure pas moins que les bénéfices à attendre du progrès ne doivent pas être réfrénés. Le principe de précaution ne doit pas s’opposer au devoir d’innovation ».