5 janvier 2012
Une compilation de 12 études toxicologiques de longue durée (plus de 90 jours) et 12 études sur plusieurs générations d’animaux différents montre qu’aucun problème sanitaire lié à la consommation sur le long terme de plantes OGM n’a été détecté.
Elles confirment également ce que disent les toxicologues depuis de nombreuses années, à savoir que dans les cas où des études de toxicité complémentaires sont jugées nécessaires, allonger les tests au-delà de 90 jours n’apporte aucune information supplémentaire. Cette compilation répond à certains chercheurs qui réclamaient des études systématiques à plus de 90 jours.
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En pleine polémique sur l’étiquetage ou non du miel contenant du pollen potentiellement OGM, une équipe de chercheurs allemands vient de publier une étude confirmant que les larves des abeilles n’étaient pas affectées par le maïs Bt ou plus précisément par les différentes protéines Cry caractérisant cette modification génétique. Ces résultats viennent confirmer toutes les études déjà parues sur l’abeille adulte et sur les larves : une compilation parue en 2008 montrait déjà que les différents essais menés en laboratoires sur des larves ou des adultes (avec des protéines pures ou du pollen de plantes Bt), à des doses toujours plus importantes qu’au champ (dix fois ou plus), ne révélait aucun impact significatif sur les abeilles.
Concernant la santé humaine, l’agence européenne de sécurité sanitaire (EFSA) a confirmé le 11 novembre 2011 que le pollen issu de maïs OGM ne présentait pas plus de risque que celui de maïs non OGM.
Ce ne sont donc pas uniquement des raisons sanitaires qui justifieraient l’étiquetage du miel
Il n’est pas sur que les apiculteurs et les consommateurs y trouvent d’ailleurs leur compte tant la quantification d’évènement OGM dans le miel est compliquée car infime (il s’agit de la quantification de pollen issu de maïs OGM dans du pollen de maïs, lui-même ingrédient très minime dans le miel).
De plus, le miel est un produit fortement importé en Europe et les apiculteurs européens pourraient être fortement impactés financièrement par des distorsions de concurrence vis-à-vis d’autres pays importateurs comme l’Argentine.
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En décembre 2011, l’USDA a autorisé la culture de maïs tolérants à la sécheresse qui vont être mis en démonstration dans les plaines de l’ouest américain dès 2012. Ce maïs OGM a été conçu pour atténuer les risques de perte de rendement du à une période de manque d’eau lors du cycle végétatif. Ce nouveau trait doit compenser des déficits dans les zones de stress hydrique annuel.
Par ailleurs, un autre trait a fait lui aussi l’objet d’une autorisation d’essai et de production de semences par l’USDA : il s’agit d’un soja au profil en acide gras modifié lui conférant les mêmes propriétés que l’huile de colza ou d’olive.
Ces deux nouveaux traits, proches de la commercialisation, montrent les progrès de la recherche en biotechnologies végétales et ouvrent de nouvelles perspectives en termes de finalité.
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« De l’avis des ingénieurs, les esters cireux sont un des meilleurs biolubrifiants à usage industriel, notamment dans l’automobile. Ils posent cependant un problème de taille: leurs seules sources connues sont le blanc de baleine (un organe situé dans la tête du cachalot) et une plante tropicale appelée jojoba. Or, la chasse à la baleine est interdite et l’huile de jojoba se vend au prix astronomique de 5 000 € la tonne. Pour permettre aux esters cireux de rivaliser avec les huiles minérales actuelles, obtenues à partir de pétrole, les experts d’Epobio (consortium scientifique euro-américain) suggèrent une solution audacieuse : la modification génétique du chou d’Abyssinie (Crambe abyssinica), une plante oléagineuse rarement cultivée en Europe. Trois raisons fondent ce choix, qui sont autant d’avantages de la plante par rapport à ses concurrents potentiels (colza et tournesol): ses vertus agronomiques, tout d’abord, car Crambe abyssinica est peu gourmand en eau ou en engrais; ensuite le fait que cette plante ne soit pas utilisée dans l’alimentation humaine » et, enfin, l’impossibilité de diffusion des gènes introduits vers des plantes sauvages.
Les premiers essais ont été autorisés en décembre 2011 en Suède
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