Archives du mois de septembre, 2011

Chrysomèle : l’insecte ravageur du maïs s’installe bel et bien en France

22 septembre 2011

La Chrysomèle - DR

Même si le nombre d’insectes semble moins important qu’en Allemagne ou en Italie, on ne peut plus parler d’éradication mais de confinement  de la chrysomèle. Ce ravageur du maïs a été repéré depuis quelques années en Alsace, Bourgogne et Rhône Alpes. La lutte actuelle consiste en l’application de produits phytosanitaires et la mise en place de rotation des cultures.

L’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) rappelle que les maïs OGM résistants à la chrysomèle (Diabotrica) ne sont pas encore autorisés en Europe, alors qu’ils le sont aux Etats Unis. Cette solution innovante est actuellement testée en Europe de l’Est, où l’infection est la plus forte.

CP ORAMA


Premier haricot biotechnologique approuvé au Brésil : un avantage pour les producteurs et les consommateurs selon l’ANbio

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La Brazilian National Technical Commission on Biosecurity (CTNBio) a approuvé le 16 septembre 2011 le premier OGM entièrement conçu au Brésil, des pois biotechnologiques résistants à la maladie dite de « la mosaïque du haricot ».

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Les surfaces de maïs OGM ont augmenté en Europe en 2011 : +58% au Portugal et +27% en Espagne

21 septembre 2011

Les surfaces de maïs Bt (résistants à la pyrale et à la sésamie) au Portugal ont augmenté de 58% en 2011 avec une surface de 7720 hectares constatées par le Ministère de l’agriculture.

En Espagne, qui est depuis plus de 10 ans le plus grand pays producteur de maïs Bt en Europe, les surfaces enregistrées par le Ministère espagnol de l’agriculture en 2011 sont de 97325 hectares contre 76575 hectares (soit 27% d’augmentation). A noter que l’adoption par les agriculteurs continue d’augmenter également, car le maïs Bt représente 26,5 % de la surface totale de maïs (contre 24,6 % en 2010). Au niveau mondial, le maïs Bt représente 30% de la production totale de maïs, car il n’est utilisé que sur les zones infectées par la pyrale et la sésamie.


Des destructions de champ de tournesols issus de sélection classiques et utilisés dans la lutte contre l’ambroisie

18 septembre 2011

Champ de tournesols - DR Victor Pogontsev-Fotolia

Trois parcelles de tournesols tolérant à un herbicide utilisé dans la lutte contre l’ambroisie ont été détruites depuis cet été par les Faucheurs volontaires, pour « lutter contre les OGM cachés ».  « Acte de vandalisme » a réagi le Comité parlementaire du suivi du risque d’ambroisie,  « Les faucheurs volontaires se trompent de combat » a répliqué le maire d’une commune concernée, « c’est un quiproquo » a renchérit le Cetiom.

Ces variétés de tournesols utilisent la technique de la mutagénèse : il n’y a pas introduction d’un gène d’une autre espèce dans le génome de la plante. La tolérance aux herbicides du tournesol a été obtenue par la technique de la mutagenèse, et les variétés testées ont été développées de façon conventionnelle par croisements successifs. Sur le plan réglementaire, les herbicides et les variétés de tournesol testés sont évalués avant leur mise en vente dans le cadre des réglementations actuelles (homologation herbicide et inscription variétale).

Cette technologie est utilisée depuis très longtemps (plus de 50 ans). Elle est développée par la recherche publique et utilisée par toutes les agricultures dont le bio.
Les parcelles de tournesols détruits étaient issues de ce travail de sélection et sont particulièrement utiles dans la lutte contre l’ambroisie une plante sauvage envahissante qui provoque des allergies chez 12% de la population française..

Une de ces parcelle avait d’ailleurs été présentée à la presse le 21 juillet dernier sur la commune de St Martin d’Août par l’ensemble des acteurs concernés (acteurs de la santé, associations de malades, réseau de surveillance du pollen, politiques et monde agricole) pour montrer sur le terrain la coordination de l’ensemble des acteurs locaux dans la lutte contre l’ambroisie.

Pour tout savoir sur cette innovation


Décision européenne d’étiquetage du miel contenant du pollen butiné sur des plantes OGM : des conséquences qui restent à appréhender

17 septembre 2011

Un arrêté de la Cour de justice européenne du 6 septembre 2011 indique que du miel contenant du pollen butiné sur des plantes OGM ne peut pas être étiqueté sans une autorisation préalable.
La Cour a considéré le pollen comme un ingrédient du miel et non un élément naturel et constitutif du miel. Elle a constaté qu’au moment de l’autorisation du Mon810 en 1998, le pollen n’était pas dans la liste détaillée des utilisations possibles. Depuis, la législation renforcée donne un feu vert sans restriction pour toute utilisation alimentaire (et donc de facto le pollen) pour tout OGM autorisé.
Des juristes doivent encore travailler sur les implications d’un tel arrêté. Il est prévu aussi une interprétation de la Commission le 22 septembre.
Cet arrêté peut avoir des conséquences importantes sur le marché du miel européen car les importations représentent plus du tiers de la consommation et sont assurées par l’Argentine, la Chine et le Mexique qui sont trois pays ayant autorisé plus de plantes OGM que l’Europe à la culture.


Observation d’un phénomène de résistance chez une espèce de chrysomèle

Epi de maïs - DR Marianne Mayer - Fotolia

Une espèce de chrysomèle résistante à certaines variétés de maïs Bt (un  maïs génétiquement modifié pour résister à cet insecte) a été étudiée en laboratoire et a fait l’objet d’un article scientifique. Ces chrysomèles ont été repérées dans des champs qui n’avaient pas donné lieu à une rotation de cultures et comprenaient une zone refuge moins importante que celle recommandée.

Les phénomènes de résistance sont classiques dans la lutte chimique ou biologique contre les insectes.
Actuellement, malgré l’apparition de chrysomèles résistantes, ces maïs Bt ne semblent pas souffrir de contre-performances en termes de rendement.
Les nouvelles variétés de maïs Bt contiennent le plus souvent deux gènes de résistance contre la chrysomèle, ce qui diminue les risques de résistance.
Par ailleurs, comme le rappellent les semenciers, le suivi des règles agronomiques accompagnant la culture de maïs Bt, dont notamment le respect d’une zone de 20% dite zone refuge (zone non OGM autour d’une parcelle d’OGM), est essentiel pour éviter les risques de résistance.