Archives du mois de juin, 2011

« l’enjeu central est de produire plus »

23 juin 2011

Tel est le message d’ORAMA à l’ouverture du G20 (22-23 juin) qui traitera pour la première fois de questions agricoles.

« La première manière de réguler les marchés, c’est de produire suffisamment, c’est-à-dire de produire plus » a déclaré Philippe Pinta, président d’ORAMA qui fédère les producteurs français de blé, de maïs, d’oléagineux et de protéagineux.

La semaine précédente 120 organisations agricoles et paysannes de 75 pays réunies à Paris interpellaient les décideurs politiques en leur rappelant notamment que « le défi alimentaire du 21ème siècle exige un accroissement quantitatif et qualitatif de la production»

Pour l’IBV (Initiatives Biotechnologies Végétales), qui regroupe les interprofessions semencières et de la protection des plantes, l’innovation et la recherche sont des éléments clefs pour assurer la sécurité alimentaire d’une population grandissante. Mais cela exige une réglementation claire et un engagement du secteur public pour favoriser les investissements.


Quels sont les bilans économiques et sociaux des OGM ?

Après plus de dix ans de cultures d’OGM, de nombreuses informations sont disponibles sur les traits développés et les plantes OGM cultivées à travers le Monde. Les avantages économiques correspondent souvent à des augmentations de production par hectare cultivé, mais les bénéfices pour les agriculteurs peuvent aussi porter sur une gestion plus simple des cultures OGM et un coût de travail diminué.

Les experts ont également évalué que les pertes économiques des agriculteurs ne pouvant utiliser les OGM en Europe sont comprises entre entre 443 et 929 millions d’euros chaque année.


Les français, la science… et les OGM

« les français expriment une confiance très forte dans la science pour apporter des solutions aux problèmes rencontrés dans le monde et pour améliorer leur vie » mais « leur confiance dans les scientifiques varie fortement en fonction du domaine et du risque qui lui est associé. »

Pour les OGM, la confiance vis-à-vis des scientifiques est de 33%.

Selon IPSOS, les OGM correspondent à une classe de risque non avéré, mais ils n’ont pas démontré leur utilité directe pour les citoyens, ce qui génère cette réserve.

« L’enquête montre que le manque de confiance des français dans la communauté scientifique est concomitant au sentiment de bien comprendre les enjeux de la recherche dans le domaine (63%). »