Archives du mois de janvier, 2011

Les agriculteurs espagnols plébiscitent le maïs Bt

24 janvier 2011

Une enquête auprès de 200 agriculteurs en Catalogne et en Aragon montre que les agriculteurs espagnols sont satisfaits de leur expérience de la culture de maïs Bt puisque 93% d’entre eux devraient en resemer en 2011.

Aucun n’a rencontré de problème à la vente de la récolte.

Une enquête similaire de l’AGPM (association française des producteurs de maïs) conduite en 2006 -alors que 22 000 hectares de maïs Bt étaient cultivés- avait donné des informations similaires.


Le principe de précaution a été dévoyé

18 janvier 2011

Le principe de précaution et ses dérives a été au cœur du premier débat de l’année 2011 du club 89, le club de réflexion de la majorité présidentielle animé par le secrétaire d’Etat au logement, Benoîst Apparu.

Nous vous proposons quelques extraits de la contribution qui est par ailleurs disponible sur http://www.club89.org/Depasser-le-principe-de-precaution

« Le principe de précaution, vrai progrès lors de son adoption, a été dévoyé : aujourd’hui, il est mis à toutes les sauces, il est l’alibi de tous les immobilismes, le parapluie des politiques pour ne pas faire des choix difficile ou dangereux. Il est devenu le symptôme d’une société qui refuse le risque. Or le risque zéro n’existe pas, il faut apprendre à vivre avec le risque, et comparer ses coûts avec les avantages attendus. Innover, c’est risquer, et nous avons besoin d’innover pour notre croissance ! Cela ne veut pas dire ignorer le risque, bien au contraire, mais mieux le mesurer, l’assumer, et donc le gérer. C’est cela être responsable : passer à une vraie gestion des risques, proposer des choix clairs et conscients à nos concitoyens, ne pas se priver du progrès par simple peur, trouver des solutions innovantes pour continuer à agir tout en réduisant les risques pour nos concitoyens. Préférer le principe de gestion des risques au principe de précaution, équilibrer ce principe dans notre Constitution par un principe d’innovation, c’est donc faire le choix de plus de libertés pour plus de sécurités. » (…)

« Aujourd’hui, le principe de précaution est devenu le réceptacle de toutes les peurs, un alibi pour tous les immobilismes, un parapluie pour tous les politiques qui ne veulent pas faire de choix difficiles et dangereux. Principe d’inaction, il devient aussi un principe qui ne permet même plus l’évaluation du risque, comme en témoigne le blocage sur les OGM. » (…)

« Et d’ailleurs, pour réduire les risques, mieux protéger notre environnement, améliorer notre santé, ne faut-il pas renforcer l’innovation ? D’ailleurs, la proposition avait été faite lors de l’introduction du principe de précaution dans la Constitution de l’accompagner d’un autre principe tout aussi essentiel : le principe d’innovation. Voici une proposition forte qui permettrait de mieux traduire la double préoccupation de protection et de liberté qui est la nôtre. En résumé, ce principe de gestion des risques repose sur un triptyque simple : premier point, mesurer le risque pour évaluer le rapport coût – avantage, deuxième point, prendre une décision consciente, transparente et assumée, troisième point, utiliser l’innovation pour limiter le risque. Ainsi conçu il permet plus de libertés tout en apportant plus de sécurités. » (…)


Les dernières News via twitter 2011-01-16

16 janvier 2011


Les marqueurs qui permettent de sélectionner les plantes OGM évoluent

10 janvier 2011

L’introduction effective d’un gène « utile » dans une plante doit être vérifiée. Pour cela, actuellement, trois grands types de marqueurs dits de sélection sont couramment utilisés pour les OGM autorisés.

Il s’agit de marqueurs antibiotiques, herbicides ou inhibiteurs métaboliques.

Mais il existe plus de cinquante marqueurs différents, dont un nouveau qui a fait l’objet d’un article scientifique en décembre 2010 : un marqueur basé sur les réactions à la lumière. Il est composé d’un gène unique, isolé d’une bactérie, qui régule la détoxification de la toxoflavine. En situation normale, la toxoflavine produit des composés toxiques aux cellules végétales en présence d’oxygène et de lumière. Avec le marqueur de régulation qui inhibe la toxoflavine, les plantes croissent normalement.

Les chercheurs coréens espèrent que ce nouveau système de marqueur de sélection, basé sur la combinaison d’un photo-synthétiseur et d’une enzyme capable de le dégrader,  sera utilisé pour l’amélioration du riz. En effet, ce système n’implique aucun process enzymatique propre à la plante, et il répond à certaines interrogations du grand public quant à l’utilisation d’antibiotiques ou d’herbicides pour la sélection de plantes transformées.


Les hommes utilisent de plus en plus de productions agricoles

Une étude de la NASA montre que les humains consomment de plus en plus de productions agricoles. Ce qui est en soi logique au regard de l’augmentation de la population.

Mais la NASA montre que cet accroissement s’accélère fortement ces dernières années, avec une forte progression par « tête d’habitant ».

La production agricole est bien sur utilisée à des fins alimentaires, mais aussi de plus en plus comme carburant, chauffage, emballages, vêtements et autres usages industriels…

Alors que la consommation de produits agricoles reste à peu près proportionnelle à la population dans des pays comme l’Inde, elle explose dans certains pays comme les Etats Unis. La NASA considère qu’un américain utilise 3 fois plus de produits agricoles (en équivalent carbone) qu’un habitant d’Asie du sud est.

La NASA conclue que cette forte demande impliquera une administration plus tendue des terres agricoles pour maximiser la productivité tout en gérant au mieux les enjeux environnementaux.


La Commission européenne a autorisé 11 OGM en 2010

Onze OGM ont été approuvés par la Commission en 2010 contre cinq en 2009 ou en 2008. Un OGM a été autorisé pour la culture en Europe (la pomme de terre Amflora) et dix pour l’importation. Huit d’entre eux concernent des événements empilés (dont chaque événement avait été préalablement autorisé).

65 OGM sont en attente d’autorisation, dont 18 auprès de la Commission. 47 attendent la parution d’un avis de l’EFSA. En 2010, l’EFSA n’a délivré que 8 avis, contre 16 en 2009.