Archives du mois de mars, 2010

Une piste nouvelle pour la résistance aux maladies des plantes

23 mars 2010

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Une équipe internationale dirigée par des chercheurs du laboratoire de Sainsbury à Norwich (Royaume-Uni) a réussi à transférer la résistance naturelle d’une plante à différents pathogènes d’autres familles de plantes. Cette découverte publiée dans Nature Biotechnology le 14 mars 2010 est prometteuse car jusqu’à présent les travaux menés dans ce domaine conféraient essentiellement des résistances spécifiques (à la pyrale et/ou à la chrysomèle par ex.). Ici est développé un large spectre de résistance.

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Une opposition systématique aux OGM fait-elle avancer le débat sur l’innovation en agriculture ?

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L’autorisation de culture en Europe d’une pomme de terre OGM, AMFLORA, le 2 mars dernier, a provoqué un large buzz dans les médias .

Un OGM destiné à un usage industriel ….
Les pommes de terre conventionnelles produisent un amidon constitué d’un mélange d’amylopectine et d’amylose. Dans de nombreuses applications, comme l’industrie du papier, du filage textile et de la colle, seule l‘amylopectine est valorisée.
Amflora est une pomme de terre génétiquement optimisée qui produit de l’amylopectine pure, idéale
pour les applications techniques. Read the rest of this entry »


Sommaire du dossier d’information

22 mars 2010

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Les notions de base sur les OGM

Tout savoir sur les OGM : techniques, intérêts, choix de semences, coexistence, sécurité sanitaire…

Les biotechnologies végétales au service d’une agriculture durable

Des cultures en pleine expansion dans de nombreux pays
Les plantes biotechnologiques en Europe et dans le monde. Quelques repères.

Des impacts économiques et environnementaux positifs

Une technologie très encadrée

Le point sur les autorisations d’OGM en Europe

Des pistes de recherche prometteuses


Les OGM dans le monde (données 2009)

Les chiffres clefs

• 14 millions d’agriculteurs ont utilisé des plantes génétiquement modifiées en 2009 dans 25 pays (dont 16 pays en développement). En comparaison, on compte 11 millions d’agriculteurs en activité en Europe.
• Les surfaces globales des cultures de plantes biotechnologiques ont augmenté de plus de 10% chaque année pendant 10 ans depuis leur lancement en 1996. En 2009, la hausse était de 7%
• De nombreuses plantes biotechnologiques sont autorisées à la culture dans le monde, mais en Europe, deux OGM seulement sont autorisés à la culture : un maïs résistant à des insectes ravageurs (événement MON 810 distribué par plusieurs semenciers dans les pays européens) et une pomme de terre à teneur modifiée en amylose/amylopectine distribuée par BASF
• En Europe, les surfaces cultivées avec ce seul maïs ont augmenté de 77% entre 2006 et 2007 pour atteindre 110 000 hectares dans 8 pays : Espagne, France, Allemagne, Portugal, République tchèque, Slovaquie, Roumanie et Pologne (soit 2 de plus qu’en 2006)
• La surface globale en maïs biotechnologique devrait demeurer stable en Europe en 2008, malgré la suspension de la culture en France. L’Espagne reste le plus gros producteur avec près de 80 000 hectares.

Développement durable et cultures de plantes biotechnologiques

• La forte augmentation de la population engendrant une forte croissance de la demande alimentaire ne doit pas se traduire par une augmentation des terres dédiées à l’agriculture. Les cultures de plantes biotechnologiques en résolvant des problèmes d’attaques d’insectes ravageurs ou en simplifiant des problèmes agronomiques de désherbage assurent aux agriculteurs utilisateurs des rendements égaux voire supérieurs aux cultures conventionnelles. Ainsi les augmentations de rendement depuis 11 ans sont en moyenne de 5,7% pour le maïs résistant à des insectes et 11% pour le coton résistant à des insectes.
• Les productions de soja tolérant à des herbicides ont très fortement augmenté (20% en 2006) notamment parce que le soja biotechnologique peut se semer sans labour, dans la même saison culturale, après une première culture de blé (cas du Brésil par exemple).
• La culture de plantes biotechnologiques engendre une réduction des émissions de CO2 dans l’atmosphère (14,8 millions de tonnes de CO2) comparable à la suppression annuelle de 6,6 millions de voitures des routes.


Impacts socio-économiques des cultures de plantes biotechnologiques

• Le dernier sondage Eurobaromètre montre une diminution de l’inquiétude des Européens vis-à-vis des OGM (de 24% à 20% en 4 ans), et une baisse de l’hostilité vis-à-vis des OGM (70% à 58%)
• les OGM actuels représentent une assurance de rendement contre les pertes dues aux attaques de ravageurs ou à la concurrence des mauvaises herbes, de manière écologique et durable. Les OGM de demain permettront de tolérer des périodes de sécheresse et s’adapteront mieux à certains climats, présenteront des rendements supérieurs grâce à une meilleure assimilation des minéraux du sol ou encore présenteront des avantages nutritionnels spécifiques.
• En termes économiques, l’utilisation des plantes biotechnologiques a permis d’accroître les gains des agriculteurs utilisateurs dans le monde de 21,6 milliards d’euros en 10 ans, et de 4,5 milliards d’euros pour la seule année 2006.
• 54% de ces gains ont bénéficié aux agriculteurs des ‘pays du Sud’ (Chine, Inde, Afrique du Sud ou Philippines).