Le Nigéria vient d’autoriser un essai en plein champ d’un manioc biotechnologique. Ce dernier contient 30 fois plus de beta-carotène, un précurseur de la vitamine A, que son homologue conventionnel. Il est également enrichi en fer et en protéines et peut résister à des virus.
Les différentes caractéristiques de ce manioc ont été introduites individuellement dans la plante. Les chercheurs espèrent qu’à terme, ce manioc sera encore enrichi en fer, protéine, zinc et vitamine E afin d’apporter la dose journalière minimum d’un repas de 500 grammes.
L’objectif de ce projet dirigé par Richard Sayre du Centre scientifique pour les plantes Donald Danforth à Saint Louis (Missouri) est de fournir une nutrition complète via un seul aliment.
Plus de 250 millions de personnes en Afrique sub-Saharienne (et plus globalement 800 millions de personnes) ont en effet un régime alimentaire qui dépend presque exclusivement du manioc. Or, ce dernier est très faible en nutriment, est sujet à de nombreuses attaques de virus, et ne se conserve que deux jours sans transformation.
L’équipe espère également lancer un essai au champ au Kenya qui serait supervisé par l’Institut de recherché agricole du Kenya avant fin 2009.