Archives du mois de novembre, 2008

Calcul de l’ impact environnemental du maïs OGM en Belgique

30 novembre 2008

L’arrivée d’OGM tolérants  à des herbicides en Europe va engendrer une modification de l’emploi de produits phytosanitaires. Les herbicides à large spectre utilisés avec les plantes génétiquement modifiées, non sélectifs, devraient en effet remplacer ceux utilisés couramment, ce qui pourrait changer l’empreinte environnementale des cultures concernées. Pour tester cette hypothèse, les empreintes écologiques de plusieurs traitements d’herbicides couramment utilisés en Belgique sur du maïs non génétiquement modifiés ont été calculées et comparées à celles obtenues par la culture de maïs tolérants aux herbicides. Les résultats indiquent un impact environnemental plus faible pour les cultures de maïs OGM tolérant au glyphosate ou au glufosinate-ammonium que pour les cultures de maïs non OGM. L’avantage est cependant réduit en cas d’application d’un second herbicide afin de prévenir l’apparition de mauvaises herbes résistantes.
La publication : Environmental impact of herbicide regimes used with genetically modified herbicide-resistant maize, par Devos et col. Transgenic Research, Volume 17, Number 6 / décembre 2008

Bilan des biotechnologies en Europe

28 novembre 2008

Selon un rapport de l’USDA Foreign Agricultural Service, les gains de rendements et la diminution des coûts liés à l’utilisation des plantes biotechnologiques, ont permis à ces dernières d’être très attractives pour les agriculteurs européens durant les sept dernières années. C’est pourquoi, la culture de plantes biotech continue de s’étendre dans certains Etats membres. Malgré des restrictions réglementaires, la surface dédiée au maïs biotechnologique devrait se situer autour de 110.000 ha en 2009 (localisés principalement en Espagne, République Tchèque, Portugal, Slovaquie et Allemagne).

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Indonésie : le maïs transgénique bientôt adopté à grand échelle ?

27 novembre 2008

Selon une étude menée par le Centre de recherche de l’Université agricole de Bogor (CARE IPB), un accroissement de 10% de la production de maïs transgénique en Indonésie peut entraîner une production de 145.000 tonnes de plus pour l’alimentation animale et 226 000 tonnes supplémentaires pour l’alimentation humaine. A long terme, la diminution du prix du maïs devrait stimuler la demande à la fois de l’industrie de l’alimentation animale et des consommateurs.

Des essais d’oignons génétiquement modifiés en Nouvelle Zélande

L’Autorité de gestion du risque environnemental de Nouvelle Zélande (ERMA) a autorisé, dans le cadre d’un programme de recherche sur les plantes et l’alimentation, une expérimentation au champ de légumes génétiquement modifié de la famille de l’ail. Cet essai sur 10 ans, mené sur une plate forme de recherche, vise à produire des semences et évaluer la performance agronomique et l’impact environnemental d’oignons génétiquement modifiés, d’oignons de printemps, d’ail et de poireaux. Une des caractéristiques de cet essai réside dans le fait que certains des oignons pourront aller jusqu’à l’étape de la floraison et par la suite de la production de graines. Ce programme de recherche est tenu à certaines restrictions comme le fait de s’assurer que le pollen ne se répande pas aux oignons non génétiquement modifiés.

Biotechnologies pour la santé et l’agriculture : Des pays émergents en première ligne

26 novembre 2008

Les biotechnologies entrent dans une ère de progrès sans précédent. Dans les pays du Sud, les biotechnologies peuvent révolutionner la production alimentaire et la santé.

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Une quantification de l’impact économique des cultures OGM aux Etats-Unis

L’étude publiée par le Centre national pour la politique alimentaire et agricole (NCFAP) est basée sur des enquêtes réalisées en 2006 dans différents états par des experts agricoles et spécialistes du secteur. Elle explique la hausse de l’adoption des cultures de plantes génétiquement modifiées (PGM) par les agriculteurs américains. Les résultats montrent que les PGM tolérantes à un herbicide ont contribué à baisser les coûts de production, à réduire l’utilisation de produits chimiques et permettent plus de flexibilité dans les cultures. Les PGM résistant à des insectes ont eu en plus un impact positif sur les rendements. Selon les auteurs de l’étude, les agriculteurs, habitués désormais à utiliser des plantes biotechnologiques, adopteront de plus en plus de nouvelles plantes avec des caractères d’intérêt car ils auront l’assurance que les coûts de production et les rendements ne seront pas affectés par les attaques de ravageurs.