Archives du mois de juillet, 2008

Du manioc OGM enrichi en nutriments

29 juillet 2008

Une équipe de scientifiques internationaux a réussi à enrichir suffisamment du manioc en vitamines, minéraux et protéines pour apporter, en un seul repas, la dose nutritionnelle nécessaire à une journée.
En parallèle, le manioc a également été modifié afin qu’il résiste mieux aux attaques virales les plus problématiques. Des études sont aussi menées pour étendre la durée de conservation de la plante afin qu’elle puisse être stockée ou transportée. Les chercheurs espèrent que ce travail de recherche, actuellement en serre, permettra de concevoir, d’ici 2010, un manioc qui pourra être testé en plein champ dans au moins deux pays d’Afrique.

Le tabac, bientôt bénéfique pour la santé !

La société Bayer et sa filiale Icon genetic viennent de développer un nouveau procédé pour fabriquer des médicaments biotechs (protéines thérapeutiques) à partir des plants de tabac.
Ce projet de recherche vise à augmenter les chances de trouver de nouvelles approches de thérapies ou de prévention en utilisant des médicaments obtenus par le biais des biotechnologies. De nombreux types de tumeurs demandent un traitement particulier avec des substances actives spécifiques. Le nouveau procédé pourrait permettre, à terme, de produire un médicament dédié pour chaque patient.  

Afrique : un projet d’envergure pour développer des variétés de maïs locales résistantes à la sécheresse

La Fondation Africaine pour les Technologies Agricoles) vient de lancer un projet de recherche d’envergure internationale intitulé WEMA (ou Water Efficient Maize for Africa – Maïs Econome en Eau pour l’Afrique). Mené en collaboration avec des chercheurs de quatre pays d’Afrique (Kenya, Ouganda, Tanzanie et Afrique du Sud), le Centre international d’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT) et la société Monsanto, ce projet a été initié pour une durée de 5 ans. Son objectif est dans un premier temps, de développer des variétés locales de maïs résistantes à la sécheresse, au bénéfice des petits exploitants. A terme, ce projet devrait contribuer à réduire la perte de récolte due à la sécheresse et lutter contre la faim et la pauvreté sur le continent africain.

L’Italie prête à reprendre les essais OGM en plein champ?

Les déclarations de plusieurs membres du Gouvernement italien, (premier ministre, ministre de l’agriculture, ministre des affaires étrangères et secrétaire d’état au commerce extérieur) durant le mois de juin, semblent indiquer que l’Italie se préparerait à reprendre les essais OGM aux champs dans un futur proche. Une nouvelle accueillie plutôt favorablement par la Confagricoltura, l’un des trois syndicats agricole, qui s’est dite prête, à semer 5.000 ha alors que les décrets pour les essais aux champs attendent toujours la signature du ministre de l’Environnement. En parallèle, le Comité agricole du sénat italien a donné son accord pour lancer une étude préliminaire sur les OGM. Cette dernière inclurait des visites de champ et l’audition de parlementaires.

Etude Suisse sur la biosécurité

Le Département de l’Environnement Suisse (Bafu) a conduit, durant une période de trois ans (2004/2007), une étude sur la biosécurité de la technologie génétique afin de créer des guides de bonnes pratiques pour le suivi des OGM. Les résultats ont montré que les plantes génétiquement modifiées pour être tolérantes à un insecticide (Bt) n’avaient aucun effet négatif sur les abeilles ou la biodiversité. *“Biosecurity in non-human gene technology,”

La Suède adopte un décret sur la coexistence des cultures

Ce décret concerne les cultures de maïs et de pommes de terre.
Les principales règles sont les suivantes :
- Les agriculteurs souhaitant cultiver des variétés génétiquement modifiées doivent en informer leurs voisins dans un rayon de 100m avant le 1er novembre.
 -une distance d’isolement de 50 m est requise pour le maïs, elle 3 de 3 m pour la pomme de terre.

- Les agriculteurs devront payer une cotisation de 200sek (environ 20 €) au Ministère de l’Agriculture Suédois pour couvrir à la fois les frais de suivi des cultures et de tenue du registre.